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2008 Sur les Traces de Claude François Paris 16ème, 122 boulevard Exelmans, 10 janvier
1978.
Je monte les marches quatre à
quatre, je pousse la porte du premier étage et je me jette dans l’un des deux
fauteuils de cuir noir. Claude me fixe et medemande de que je lui veux
.
- Claude, fais-moi confiance, je sais un tas de choses, je suis là
pour te sauver. Je suis venu t’enlever à ton destin, tu vas fêter tes 39 ans
bientôt mais il va se passer quelque chose de grave. je t’en conjure,
écoute-moi, nous avons rendez-vous le lundi 23 janvier avenue Foch à dix heures
trente ... Tu t’assoiras à la place du baron Empain et je conduirai sa
voiture en sortant du parking; des hommes armés intercepteront notre véhicule et
t’enlèveront. Ce n’est pas grave, je vais tout t’expliquer. Cela paraît insensé,
je sais, mais il faut que tu joues le jeu. C’est pour ton bien, tu comprends? Je
préfère que tu sois séquestré quelques semaines plutôt que mort, stupidement
électrocuté et perdu à jamais ... D’ailleurs, pendant ce temps,
l’électricien isolera les fils de l’applique de ta salle de bain. Et puis, tu
imagines le coup de pub que cela te fera, toute la presse ne parlera que de cela
: “CLAUDE FRANCOIS, enlevé au beau milieu du 16ème arrondissement en pleine
journée. Des millions de fans l’attendent et se sont tous cotisés pour réunir le
montant de la rançon. Les ravisseurs n’ont choisi ni Johnny, ni Sardou ou
Aznavour; ils ont opté pour la seule vedette pour laquelle une somme de 3
millions d’euros pouvait être exigée !”
Claude ne m’entend pas. Ce
n’est pas grave, j’écrirai la lettre aux ravisseurs et il sera choisi. Certes il
aura un doigt partiellement coupé mais il évitera la décharge mortelle qui
traversera son corps et le foudroiera quelques semaines plus tard. Claude m’a
lui-même encore répété qu’il préférait vivre en souffrant plutôt que de mourir
heureux ...
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